Appui à la nation Kebaowek – Chalk River


Nous contestons le projet de dépotoir nucléaire de Chalk River, en Ontario, afin de défendre les droits autochtones et ceux de la rivière des Outaouais.

Suite à la lettre d’invitation du Chef Lance Haymond de la Première Nation de Kebaowek concernant le projet de l’Installation de gestion des déchets près de la surface (IGDPS) prévu à Chalk River, sur le territoire algonquin non cédé, le MARE a décidé de se mobiliser.

À la suite d’une action judiciaire amenée par les Kebaowek et leurs alliés, la cour fédérale avait déterminé en mars 2025 que le permis émis par le gouvernement fédéral pour détruire 37 hectares de forêt pour la construction du dépotoir, n’avait pas pris en compte ses obligations de protéger les espèces menacées (loi sur les espèces en péril).

Le promoteur du projet, Laboratoires nucléaires canadiens (un consortium de 3 compagnies américaines) a tout de suite fait appel de cette décision et c’est le 12 novembre, que les avocats des Kabore et leurs alliés ont défendu la décision prise en mars.

Première action : point de presse le 7 octobre 2025 à Ottawa

Deuxième action : rassemblement citoyen et allié le 8 octobre 2025, devant la Cour d’appel fédérale où la notre cause a été entendue. Le MARE y était.

Action du 8 octobre 2025

Troisième action : présence du MARE à Ottawa le 12 novembre 2025 pour soutenir la nation Kebaowek.

Action du 12 novembre 2025

Un élu de la nation Kebaowek, Justin Roy, s’est adressé aux sympathisants à l’extérieur de la cour. Il a trouvé les questions des juges très pertinentes, et avait espoir qu’ils confirment le jugement.

Le MARE était présent en compagnie d’allié.e.s du RVEQ et de Mères au Front.

Ces événements ont marqué un moment décisif dans notre lutte contre ce projet inacceptable qui menace les droits des peuples autochtones, la biodiversité et l’eau potable de millions de personnes au Québec et en Ontario.


Pétition

Voici un message de Nuclear Waste Watch qui nous as été partagé par nos ami.e.s de la Coalition verte.

Nous vous encourageons à signer la pétition en grand nombre !

« Le bruit court que le déversement d’un million de mètres cubes de déchets radioactifs à longue durée de vie à 1 km de la rivière des Outaouais n’est pas une bonne idée, surtout sans le consentement libre, préalable et éclairé de la Première Nation de Kebaowek, sur le territoire non cédé de laquelle ce projet contestable serait situé.

Une nouvelle pétition en ligne demande au gouvernement du Canada « d’émettre une directive en vertu de l’article 19 (1) de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires afin d’ordonner à la CCSN de révoquer le permis de la NSDF à Chalk River ». Une très bonne idée.

Juste une petite correction : la plupart des radionucléides présents dans les déchets resteront radioactifs pendant des millénaires, donc la radioactivité ne « s’estompera » pas en 300 ans.

Ole Hendrickson (Nuclear Waste Watch)« 

Veuillez noter qu’après avoir signé la pétition, vous recevrez un courriel contenant un lien sur lequel vous devrez cliquer pour valider votre adresse électronique. Sans cela, votre signature ne sera pas enregistrée.


Bonne nouvelle !!!

Depuis octobre 2025, en collaboration avec nos ami.e.s de la Coalition verte, le MARE appuie la Première Nation de Kebaowek qui s’oppose au projet insensé de l’Installation de gestion des déchets radioactifs près de la surface (IGDPS) prévu à Chalk River, sur le territoire algonquin non cédé.

Ce projet de dépotoir nucléaire menace les droits des peuples autochtones, mais aussi la biodiversité et l’eau potable de millions de personnes au Québec et en Ontario.

Bonne nouvelle !!! 

Voici des extraits d’un article de La Presse publié le 29 mai à ce sujet :

« La Cour d’appel fédérale a donné raison aux opposants du projet de dépotoir de déchets nucléaires de Chalk River, au bord de la rivière des Outaouais, en Ontario : Ottawa devra étudier plus sérieusement d’autres lieux pour l’infrastructure et mieux justifier ses décisions.

Dans une décision de 33 pages rendue vendredi et signée par la juge Monica Biringer, la Cour d’appel fédérale note que la décision d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) d’accorder un permis pour développer le dépotoir à Chalk River est « déraisonnable », surtout car elle manquait de transparence.

Bien que la Cour ait renvoyé le dossier à ECCC pour une nouvelle analyse plutôt que de rejeter définitivement le permis, les organisations entendent participer activement au processus de réexamen. Elles continueront de présenter des éléments de preuve démontrant qu’il existe des sites alternatifs et que le site proposé à Chalk River n’est pas la meilleure option pour protéger les espèces en péril et leurs habitats.« 

Bravo à tous les groupes qui se sont mobilisés, permettant cette première victoire !